Le maire Cosmo Maciocia s'est excusé avec dignité au nom du fonctionnaire fautif en indiquant qu'il s'agissait d'une erreur. Toutefois, si les comptes reçus ont été annulés, les propriétaires devront quand même payer une partie des travaux, soit moins du quart de la facture qui avait été envoyée et qui devait être remboursée en 20 ans.
"Pour une facture de 2837 $, nous demanderons 595 $", a donné pour exemple M. Maciocia. Au total, une réclamation de 625 000 $ avait été globalement envoyée à 25 propriétaires.
Le maire a dit qu'il s'agissait "d'un cas exceptionnel", qu'il y avait eu un imbroglio en raison du changement, en 2004, de la méthode de paiement des nouveaux travaux d'infrastructures pour les propriétaires.
"Jusqu'en 2006, le pavage a toujours été temporaire, a dit M. Maciocia. Aucun des résidants n'a jamais payé pour des travaux de pavage. J'ai donc décidé d'appliquer la méthode de facturation en vigueur en 2003."
Depuis 2004, les propriétaires habitant dans une rue dont on a fait un premier pavage "définitif" doivent payer 40 pour cent de la facture totale des travaux et la Ville prend en charge 60 pour cent. Auparavant, les propriétaires étaient seulement facturés en fonction de la largeur de leur propriété, ce qui était beaucoup moins coûteux.
Mais le maire a affirmé que même si la rue Delphis-Delorme est effectivement le prolongement de la rue Notre-Dame Est dont elle portait le nom auparavant, les propriétaires doivent quand même contribuer pour les améliorations locales effectuées en 2006 et 2007.
Les propriétaires sont déçus. Ils acceptent la solution annoncée mais réservent leurs droits.
"Ma facture était de 35 889 $ et sera, je pense, entre 5000 et 6000 $, mais je suis déçue, dit Nicole Panelli-Lefebvre. Il va falloir qu'ils prouvent qu'il n'y a jamais eu d'infrastructures mises en place dans notre rue avant 2004. On va contacter l'ex-maire Jean Doré."